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Déclaration SUD CTSD 94 du 18 février 2013
Article publié le 20 février 2013

Mesdames, Messieurs,
On ne peut que se réjouir de l’arrêt des suppressions de postes.
Malheureusement, l’attribution de 120 postes supplémentaires sur le 94 n’est pas suffisante : elle va permettre d’accompagner la montée des effectifs comme le montre le ratio P/E.
Si nous ne pouvons qu’approuver la création de 22 postes de remplacement (Seront-ils suffisants ?), la réalité va peu évoluer dans les classes du département et des classes vont rester surchargées dans nombre d’écoles.
La baisse des effectifs est une urgence pour permettre la réussite des élèves le plus en difficulté (pas plus de 25 par classe, 20 en ZEP, 15 en toute petite section).

L’absence de création de postes RASED est catastrophique pour les enfants en difficulté. Le rétablissement de tous les postes de RASED supprimés et la création de tous les postes RASED nécessaires, afin que les élèves en difficulté puissent travailler en groupes de besoin pendant le temps scolaire avec des enseignants spécialisés est une priorité.

La création de Toutes Petites Sections, revendiquée depuis longtemps par notre syndicat, reste liée aux réponses des municipalités et à des projets des équipes. S’il est logique de demander un cahier des charges pour les conditions de scolarisation des moins de 3 ans, l’absence d’une péréquation financière nationale en direction des communes risque d’entériner, voire d’amplifier, les inégalités territoriales.
Nous pensons que le projet pédagogique ne doit pas précéder la création de poste, mais être le fruit d’une dynamique de réflexion et de formation locale et départementale. Rappelons que le 94 a été en pointe pendant des années pour la scolarisation des moins de 3 ans, sans qu’il soit question de projet préexistant au poste ou de poste à profil.
20 élèves en TPS devraient être le maximum.
Nous revendiquons la création des TPS dans toutes les ZEP dans un premier temps.

La création de postes « Plus De Maîtres Que De Classes », est la reconnaissance du bien fondé d’une revendication de notre syndicat et de la profession. Il s’agit souvent de la transformation des anciens postes « soutien lecture ». Nous sommes encore très loin des 5 maîtres pour 4 classes revendiqués.
Là encore, le projet pédagogique ne doit pas précéder la création de poste, mais être le fruit d’une dynamique de réflexion et de formation locale et départementale.

La scolarisation des élèves allophones nécessite une augmentation significative de postes UPE2A. Les difficultés des élèves allophones ne résultent pas du seul problème de l’apprentissage de la langue, mais aussi des problèmes de la scolarisation d’enfants ayant souvent un parcours particulièrement chaotique. Pour ces raisons, nous revendiquons des UPE2A fixes, avec des enseignants-es spécialisé-es formé-es aux différentes cultures des élèves allophones.

Que ce soient pour les effectifs dans les classes, les postes RASED, les TPS, les maîtres supplémentaires, les UPE2A, c’est une politique financière nationale et réellement en direction des enfants qui est nécessaire, afin de réduire les inégalités territoriales et favoriser une école plus démocratique et formatrice.

Pour toutes ces raisons invoquées, SUD EDUCATION votera contre la carte scolaire proposée cette année, tant elle nous semble loin d’un plan d’urgence nécessaire pour les écoles publiques du département.

Pour SUD EDUCATION CRETEIL
Philippe BARRE