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Ras-le-bol ! coup de gueule d’un adhérent...
Article publié le 23 avril 2020

Ras-le-bol ! coup de gueule d’un adhérent partagé par nombre de syndiqués !

On y est, Blanquer a commencé à baver, de cette salive qu’il crache et ravale sans cesse.

Il viennent de pondre un plan de technocrate. Le conseil scientifique n’étant plus suffisamment d’accord, ils s’appuient sur les "sociétés savantes" de leur choix. Si-Bête a bien précisé que les scientifiques n’étaient pas d’accord entre eux....
Plus qu’à choisir la position qui les arrange.

Écoles ouvertes, réduction des vacances, il faut que les écoles ouvrent pour sauver la croissance.
L’ambition de notre gouvernement n’a jamais été d’améliorer la qualité de l’enseignement ni de réduire les inégalités dont la reproduction est un des socles de l’école et dont on sait que la France est championne dans le domaine.

Ils veulent cette croissance pour éviter qu’une récession frappe trop durement les ménages fragiles ?
Faux. Éléments de langages. Ils ne se sont jamais souciés des plus fragiles, au contraire ils sont une usine à fabriquer de la fragilité et de la précarité. Tout est organisé pour qu’ils trinquent, et le Covid-19 n’y changera rien. Un triste accélérateur seulement.

La structure de la société est organisée pour augmenter les richesses d’une minorité sur le dos d’une majorité affaiblie ou silencieuse, tout en massacrant la terre, inévitablement. La croissance perpétuelle, par essence, n’est pas écologique.

En écho à la loi travail - où le droit du travail se négocie désormais par entreprise et par branche - il va y avoir cette reprise de l’école qui va se négocier localement, par établissement ou école, de manière isolée donc, brisant une de nos forces.

Sous couvert d’une épidémie exceptionnelle, il faudrait que tout le monde retrousse les manches pour faire avancer, consommer, produire, au plus vite.

Nous sommes un syndicat de lutte, nôtre rôle est de protéger les salarié.es, d’accompagner, de s’assurer que l’ambition d’un.e cheffaillon.ne ne passe pas avant la sécurité des personnels et que "leurs profits ne passent pas avant nos vies",

Ce slogan brûle d’actualité.

Nous ne sommes pas là pour accompagner les compromis, payer leurs choix politiques depuis des décennies.

J’ai toujours refusé cette appellation de partenaires sociaux qui nous ferait négocier, ajuster les décisions qu’ils ont provoquées et qui nous ont mis dans cette situation.

Les classes surchargées, les établissements et les écoles trop petites, sous dimensionnées, l’absence de recrutement supplémentaire, la suppression des équipes de remplacement, des maîtres sur-numéraires...
Les équipes de vie scolaire et éducatives en sous effectif partout, l’absence de médecin scolaire, le saupoudrage (quand il y en a) des personnels sociaux et de santé, des psychologues et des RASED sont la conséquence de leurs choix politiques. Nous ne pouvons les inventer. Ils et elles ne seront pas là pour accompagner le déconfinement.

Nous avons toujours refusé et lutté pour ne pas percer ce bateau-école qu’ils font couler, toujours un peu plus. Il faudrait maintenant qu’on rame avec eux sur une épave.

Nous ne serons pas assez d’encadrant.es pour que ça se passe bien là où ça aurait pu se passer, (sauf dans leurs internats d’excellence où tous les moyens humains sont toujours mis en nombre pour encadrer la future élite).

Je ne suis pas un héros et me refuse de prendre des risques pour 3 semaines d’école qui ne sont pas là pour éduquer et élever nos enfants mais pour permettre aux parents de produire et aux ministres de ne pas perdre la face, de faire un beau garde à vous aux ordres du président.

Un adhérent.