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Répression !
Article publié le 12 mai 2019

Nous faisons suivre cette motion de soutien de la coordination nationale qui appelle à débrayer 1 heure lundi 13 mai à 10h pour dénoncer l’arrestation arbitraire d’une collègue et de son conjoint (une de plus) lors de la manifestation parisienne du 11 mai.

MOTION DE SOUTIEN

La coordination nationale des écoles et établissements en lutte réunie le 12 mai dénonce la répression qui sévit dans le pays depuis des mois sous la forme de violences policières et d’arrestations arbitraires.
Les Gilets Jaunes sont violemment réprimés depuis plus de 6 mois et la communication mensongère du gouvernement a atteint son point d’orgue lors des événements du 1er mai et de ses suites.
A l’éducation nationale, dans un contexte où l’article 1 de la loi Blanquer vise à museler la profession et à censurer toute opposition aux réformes régressives du gouvernement, la répression se généralise également.
Les collègues syndicalistes de Bobigny (93) subissent des sanctions et des mutations forcées.
Une collègue CPE à Paris se voit déplacée suite à son militantisme contre les réformes Blanquer. Un collègue militant syndical est arrêté arbitrairement lors de la manifestation du 9 mai à Nice.
Hier, à l’issue de la manifestation parisienne du 11 mai, une enseignante Gilet Jaune, engagée dans la lutte contre les réformes Blanquer, est interpelée et mise en garde à vue sous prétexte d’une pancarte. Son conjoint est également arrêté. Or il se trouve qu’à la suite de la demande de policiers en civils au départ de la manifestation, cette pancarte n’a pas été sortie pendant toute la manifestation.
La collègue a été libérée après 4 ou 5 heures de garde à vue et son conjoint le lendemain après 24 h de garde à vue. Ils sont tous deux convoqués lundi 13 mai au commissariat du 12e arrondissement de Paris.
Nous sommes frappés par ces interpellations et gardes à vue abusives, d’autant plus que de nombreuses violences policières et notamment les mutilations subies par des manifestants Gilets Jaunes et lycéens restent sans suites, de même que les mensonges du ministre de l’intérieur.

- Nous appelons tous les collègues à se réunir en AG lundi matin et à débrayer 1h, de 10h à 11h, en signe de solidarité. Ce débrayage peut donner lieu à une sortie de banderole devant les établissements afin de médiatiser l’événement.

- Nous appelons également tous les collègues franciliens qui le peuvent à profiter de ce débrayage pour venir au rassemblement prévu à 10h devant le commissariat du 12e arrondissement soutenir la collègue convoquée.

- La coordination nationale des écoles et établissements en lutte demande l’arrêt immédiat des poursuites contre notre collègue et son conjoint.